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Lexique sur le bois
- > Les bois transformés
- Les poutres de grande portée
- Le bois contrecollé
- Le lamellé collé
- Le bois abouté
- Le contreplaqué
- Le bois reconstitué
- L'OSB (Oriented Strand Board)
- L'ESB (Engineered Strand Board)
- Le MDF et HDF
- > Les pièces de bois
- Les termes normés
- Madrier
- Bastaing
- Chevron
- Liteau
- Les appellations par usage
- Montants d'ossatures
- Lambourde
- Solives
- Lisse
- Panne et autres termes de charpente
- Poteau
- > Les classes de résistance
- > Les classes d'usage
Quand on s’intéresse au bois en construction, on se retrouve vite perdu face à un vocabulaire foisonnant et souvent obscur. Entre bastaings, madriers, solives, pannes, lamellé-collé, contrecollé, OSB, MDF ou encore classes de résistance, il est difficile de s’y retrouver. Les termes techniques se mélangent avec les appellations traditionnelles, et les normes ajoutent encore une couche de complexité.
Cet article met de l’ordre dans ce vocabulaire parfois déroutant, en présentant de manière claire et structurée les différentes familles de bois et leurs applications.
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Les bois transformés
Le bois massif, même s’il reste très utilisé, présente certaines limites :
- Il n'est pas stable dimensionnellement
- Il est difficile d'avoir de grandes sections sans défauts.
Pour répondre aux besoins modernes de la construction, il existe aujourd’hui une large gamme de bois transformés, conçus pour améliorer les performances mécaniques, la stabilité ou encore l’optimisation des ressources.
Les poutres de grande portée
Pour franchir de grandes distances, le bois massif montre vite ses limites. C’est pourquoi on utilise des produits techniques comme le bois lamellé-collé, les poutres en I ou les poutres en bois contrecollé. Ces éléments sont conçus pour assurer rigidité, stabilité et résistance sur plusieurs mètres sans fléchir excessivement.
Le bois contrecollé
Le bois contrecollé (aussi appelé bois lamibois ou LVL) est constitué de fines lamelles de bois collées en couches parallèles ou croisées. Il offre une résistance élevée, une grande stabilité dimensionnelle et permet de réaliser des éléments structurels très performants, souvent utilisés en charpente ou pour les ossatures.
Le lamellé collé
Le lamellé-collé est obtenu en collant plusieurs lamelles de bois massif dans le sens de la longueur. On obtient ainsi des poutres capables de franchir de très grandes portées (jusqu’à 30 m). Leur grand avantage est de limiter les déformations naturelles du bois massif tout en offrant une résistance mécanique exceptionnelle.
Le bois abouté
Le bois abouté est composé de morceaux de bois massif reliés bout à bout par un système d’entailles collées. Cette technique permet d’obtenir de longues pièces sans défauts, tout en valorisant les chutes de bois. On le retrouve souvent dans la fabrication de montants d’ossature, de lames de parquet ou de lamellés-collés.
Le contreplaqué
Le contreplaqué est composé de plaques fines de bois collées et pressées ensemble. L'assemblage est particulièrement stable dimensionnellement, le grain du bois allant dans des directions différentes.
Néanmoins, il est plus difficile à couper proprement.
Le bois reconstitué
Le bois reconstitué est formé de copeaux ou de petits fragments de bois recomposés à l’aide de colles et pressés en panneaux. Cette famille inclut des produits très répandus comme l’OSB, l’ESB ou le MDF.
L'OSB (Oriented Strand Board)
L’OSB (Oriented Strand Board) est un panneau composé de grandes lamelles orientées et pressées en couches croisées. Solide et économique, il est très utilisé en contreventement d’ossature bois, en planchers ou en supports de toitures.
L'ESB (Engineered Strand Board)
L’ESB (Engineered Strand Board) est proche de l’OSB mais avec une fabrication plus homogène : les copeaux de bois sont orientés de manière régulière dans toutes les directions, ce qui lui confère une meilleure résistance mécanique et une surface plus lisse, intéressante pour les finitions.
Le MDF et HDF
Le MDF (Medium Density Fiberboard) et le HDF (High Density Fiberboard) sont constitués de fibres de bois très fines, agglomérées sous pression avec un liant.
- Le MDF est largement utilisé pour les meubles, les portes et les aménagements intérieurs grâce à sa surface parfaitement lisse et facile à usiner.
- Le HDF, plus dense, sert notamment pour les sous-couches de parquet ou les panneaux nécessitant une très grande dureté.
Les pièces de bois
Pour décrire les pièces de bois, il y a un vocabulaire normé pour certaines sections, notamment par NF B 52-001.
Les termes normés
Madrier
Le madrier est une pièce de bois énorme : de 63 × 175 mm à 100 × 225 mm. On l'utilise notamment comme pièces centrales de grands planchers.
Bastaing
Un bastaing est une pièce de 63mm de large
Chevron
Un chevron est utilisé pour les toitures. La section est de 60 × 80 mm ou 63 × 75 mm à 75x100mm.
Liteau
Le liteau a plusieurs sections, en général plutôt plates, entre 18x50mm et 27x38mm. C'est une pièce essentielle en toiture (pour tenir les tuiles) et en bardage.
Les appellations par usage
Montants d'ossatures
Les montants d’ossature sont les pièces verticales d’un mur en ossature bois. Ils reçoivent les charges descendantes des planchers et de la toiture et les transmettent à la lisse basse et aux fondations, tout en formant le cadre qui accueille l’isolation et le parement. Leurs sections sont normalisées en construction bois, le plus souvent 45 × 95 mm, 45 × 120 mm, 45 × 145 mm ou 45 × 220 mm.
Lambourde
La lambourde est une pièce de bois posée à plat qui sert de support à un plancher, un parquet ou une terrasse. Elle répartit les charges vers le support et permet de créer un niveau ou une ventilation sous le revêtement. Ses sections sont plus faibles que celles des solives, souvent de 40 × 60 mm, posées avec un entraxe de 40 à 60 cm selon l’usage.
Solives
La solive est une pièce de bois horizontale qui supporte directement un plancher. Elle est posée parallèlement aux autres solives, repose sur des murs porteurs ou sur des poutres, et transmet les charges vers la structure principale.
Selon la portée et la charge, ses sections varient généralement de 45 × 145 mm à 100 × 300 mm pour des sciages massifs, avec des entraxes de 30 à 60 cm. Dans les grandes portées, on utilise aussi des solives en bois lamellé-collé ou en poutres en I, aux sections adaptées au calcul.
Lisse
La lisse est une pièce horizontale marquant le haut ou le bas d'une ossature bois. On distingue la lisse basse et la lisse haute.
Panne et autres termes de charpente
Le lexique de charpente est très riche pour décrire les différents rôles des poutres. Les pannes sont les poutres latérales, qui relient deux fermes. Celle du haut est la panne faîtière et celle du bas la panne sablière.
Les fermes, structures triangulées, supportent ces pannes. Elles se composent de l’entrait (horizontal, qui empêche l’écartement), des arbalétriers (pièces obliques suivant la pente), du poinçon (vertical, qui relie l’entrait au faîtage), et de pièces secondaires comme les contre-fiches ou jambes de force (renforts obliques) et les liens (raidisseurs).
Poteau
Les poteaux en bois sont des pièces carrées de grande section (>100x100mm) destinées à être posées verticalement.
Les classes de résistance
Le bois utilisé en construction est classé selon sa résistance mécanique. Ce classement permet aux ingénieurs et charpentiers de choisir le bon bois en fonction des efforts qu’il devra supporter.
Le bois est classé selon sa résistance mécanique par la norme NF EN 338, ce qui permet de choisir le bon matériau en fonction des efforts qu’il devra supporter.
Pour les résineux, les classes vont de C14 à C50. Les bois les plus courants en construction, comme l’épicéa ou le pin, sont souvent proposés en C24, un bon équilibre entre résistance, stabilité et disponibilité. Les classes supérieures comme C30 ou C40 sont réservées aux structures exigeantes, capables de supporter des portées plus grandes ou des charges plus lourdes, mais elles sont plus rares et coûteuses.
Les feuillus, plus denses, sont regroupés sous la lettre D, avec des classes allant de D18 à D70. Les classes intermédiaires, comme D30 ou D40, correspondent aux bois de charpente résistants tels que le chêne, adaptés aux poutres ou poteaux. Les classes les plus hautes, comme D60 ou D70, concernent des essences exceptionnelles utilisées pour des ouvrages où la performance mécanique doit être maximale. Ce classement montre bien la supériorité naturelle des feuillus pour certains usages, même si leur emploi est moins courant que les résineux dans la construction moderne.
Enfin, le bois lamellé-collé bénéficie de son propre système, noté GL24 à GL32. Une poutre GL28 ou GL32 peut ainsi franchir plusieurs dizaines de mètres, ce qui serait impossible avec du bois massif. Ce classement spécifique témoigne du rôle clé du lamellé-collé dans l’architecture contemporaine, où l’on recherche à la fois la performance technique et l’élégance des grandes structures en bois.
Les classes d'usage
Outre la résistance mécanique, le bois doit être choisi en fonction de son environnement d’utilisation, car l’humidité et les agressions biologiques (champignons, insectes) influencent directement sa durabilité.
On distingue cinq classes d’usage, définies par la norme NF EN 335 :
- Classe 1 : bois en milieu sec, sans contact avec l’humidité (menuiseries intérieures, meubles).
- Classe 2 : bois occasionnellement exposé à l’humidité, mais pouvant sécher (charpente sous toiture, planchers intérieurs). Exemple : Pin traité
- Classe 3 : bois fréquemment en contact avec l’humidité, sans immersion (bardages, menuiseries extérieures protégées). Exemples : chêne, douglas
- Classe 4 : bois en contact permanent avec l’eau douce ou le sol (terrasses, poteaux enterrés). Exemples : Pin autoclave, robinier, cumaru
- Classe 5 : bois exposé à l’eau salée ou saumâtre (ouvrages maritimes). Exemple : Ipé
En pratique on utilise des bois au moins classe 2 pour les bois sous toiture ou derrière un bardage. Pour les terrasses, il faut au moins un bois classe 3 pour le platelage et classe 4 pour les parties en contact avec le sol.
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