ProClima - Étanchéité
Intello frein vapeur hygrovariable Hydrosafe Proclima (3x50m,150m²)
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Très bien
Expert en matériaux de construction écologiques depuis 2007
Lorsqu’on isole une paroi, la vapeur d’eau migre naturellement à travers les matériaux. Sans régulation, elle peut condenser et dégrader la structure. Le pare vapeur ou frein vapeur a pour rôle de limiter ou réguler ce passage. En isolation par l’intérieur, il est indispensable pour protéger la paroi et garantir la durabilité du bâti.

Lorsqu’on isole une paroi, en neuf ou en rénovation, on modifie son comportement thermique. L’isolant empêche le transfert de chaleur du chaud vers le froid : la température chute donc principalement dans l’isolant.
Plus l'isolant va avoir une résistance thermique importante et plus la chute de température à l'intérieur de celui-ci va être importante.

C’est d’ailleurs cette notion qui permet de reconnaître un isolant sur un dessin de coupe technique : là où la courbe est extrêmement pentue se trouve l’isolant.
Pour résumer, on retiendra que d'un côté de l'isolant, il fera chaud (à peu près la température intérieure), et de l'autre côté de l'isolant, il fera froid (à peu près la température de l'extérieur).
Donc tous les matériaux du côté intérieur de l'isolant seront considérés comme plus ou moins chauds, et tous les matériaux compris à l'extérieur de l'isolant seront considérés froids.
À retenir : l’isolant crée une rupture de température. En ITI, la maçonnerie devient froide, alors qu’en ITE, elle reste chaude : un facteur clé pour comprendre le comportement de la vapeur d’eau dans la paroi.
La vapeur d’eau est naturellement présente dans l’air que nous respirons et dans les matériaux. Ce n’est pas un problème en soi, tant qu’elle reste à l’état gazeux.
Mais lorsqu’elle refroidit et se transforme en eau liquide par le phénomène de condensation, elle peut causer :

Attention à un faux ami : la vapeur d’eau est totalement invisible ! À chaque fois que vous pensez voir de la vapeur d’eau, vous voyez en fait de l’eau liquide en suspension dans l’air.
L’air est donc en quelque sorte le récipient dans lequel se stocke la vapeur d’eau, mais sa capacité à la contenir n’est pas constante. Plus le volume d’air est chaud, plus il peut contenir de vapeur d’eau. Plus il est froid, moins il peut contenir de vapeur d’eau.
La conclusion est simple : un volume d’air chaud est humide, et un volume d’air froid est sec. En hiver, il fait donc chaud et humide en intérieur, et froid et sec en extérieur.

Lorsque l’air chaud et humide se refroidit, il atteint un point de saturation : c’est le point de rosée, où la vapeur condense et se transforme en eau liquide.
C’est exactement ce même phénomène qui crée de la condensation sur le miroir froid de la salle de bain, sur les carreaux de lunettes quand on ouvre le four, ou sur la bière fraîche sortie du frigo en été.
À retenir : le point de rosée est la température à laquelle la vapeur d’eau se condense. En hiver, cette condensation se produit souvent dans l’épaisseur des parois isolées, d’où la nécessité d’un pare vapeur bien positionné.
La plupart des matériaux de construction ne sont pas étanches à la vapeur d’eau. Ils laissent passer une certaine quantité de vapeur : c’est la diffusion.
Pour faire simple, si vous essayez d’utiliser l’immense majorité des matériaux de construction en tant que couvercle sur une casserole d’eau qui boue, vous constaterez que la totalité de l’eau finira par s’évaporer et traverser le couvercle.

En cas d’écart de température (et donc de quantité de vapeur d’eau) entre l’intérieur et l’extérieur, la vapeur d’eau va naturellement chercher à traverser la paroi pour équilibrer l’humidité entre intérieur et extérieur : on parle alors de paroi perspirante.
Bien sûr, tous les matériaux n’ont pas la même résistance à la diffusion de la vapeur d’eau. On mesure cette résistance grâce au facteur Sd (en mètres) :
Exemple : le verre a un Sd quasi infini, alors que la laine de bois est très perméable.

À retenir : une paroi perspirante laisse passer la vapeur d’eau, mais pas l’air. Le facteur Sd est la clé pour concevoir une paroi saine, éviter les condensations internes et assurer la durabilité du bâti.
En hiver, la vapeur d’eau migre donc de l’intérieur (chaud et humide) vers l’extérieur (froid et sec). Plus elle avance dans la paroi, plus elle rencontre de l’air froid, jusqu’à dépasser le point de rosée, et condenser.
C’est là que l’eau liquide peut apparaître, créant les conditions parfaites de pathologie.
Ce risque est maximal dans l’isolant, dû à la chute de température rapide causée par la résistance thermique de l’isolant. Il n’est donc pas rare de voir de la condensation apparaître entre l’isolant et la maçonnerie en ITI (Isolation Thermique par l’Intérieur).

À retenir : le risque de condensation est maximal à l’intérieur de l’isolant. En ITI, la vapeur migre vers la paroi froide, d’où l’importance d’un pare-vapeur continu, étanche et correctement positionné côté chaud.
Pour limiter la condensation et sécuriser la paroi, on applique un principe simple : limiter la quantité de vapeur d’eau qui pénètre la paroi, pour qu’elle puisse se diffuser facilement vers l’extérieur sans jamais être en excès et risquer de condenser.
Nous allons donc concevoir des parois dans lesquelles les matériaux placés du côté volume chauffé de l’isolant bloquent plus la vapeur d’eau que ceux placés du côté froid de l’isolant.
Pour limiter la quantité de vapeur d’eau qui peut transiter à travers la paroi, nous allons donc positionner, côté chauffé de l’isolant, un frein vapeur ou un pare-vapeur. Ce dernier bloque partiellement ou totalement la diffusion de vapeur, assurant la sécurité de la paroi.

En isolation par l’intérieur (ITI), il est indispensable d’en prévoir un.
En isolation par l’extérieur (ITE), il est souvent inutile, car la paroi est naturellement cohérente.
À retenir : le pare vapeur se place toujours du côté chauffé de l’isolant. Il protège la paroi en limitant le passage de la vapeur d’eau et en évite la condensation à l’intérieur des matériaux isolants.
Le débat est ancien… et souvent inutile. Les industriels choisissent un des deux termes subjectivement selon la valeur Sd de la membrane.
Les valeurs type couramment utilisées sont les suivantes :
Mais selon l’industriel, vous pouvez trouver un pare vapeur avec une valeur Sd de 18 m, 57 m, 90 m ou même 3000 m !
L’important n’est donc pas le nom, mais la cohérence du Sd avec la paroi. La bonne membrane est celle qui assure un équilibre entre étanchéité et perspirance.

À retenir : le terme “frein vapeur” ou “pare vapeur” importe peu. Ce qui compte, c’est de choisir la valeur Sd adaptée au climat, au type d’isolation et à la composition de la paroi.
Dans les DTU, c’est une valeur Sd de 18 m qui est recommandée le plus couramment. Elle est préconisée pour les bâtiments à ossature bois, l’isolation des combles en rampants, des combles à plat, et sera également mise en œuvre en isolation thermique par l’intérieur et en isolation de planchers bas (solivage bois, par exemple).
En climat froid (climat de montagne), généralement au-dessus de 900 / 1000 m d’altitude, il est préconisé de choisir une valeur Sd de 57 m.
À noter que le DTU 31.2 pour l’ossature bois préconise un Sd de 90 m sur façade non ventilée.
Conseil de pro :"L’immense majorité des matériaux biosourcés possèdent des avis techniques avec des valeurs Sd préconisées par les industriels : respectez les scrupuleusement pour garantir la cohérence hygrothermique des parois.
Le frein vapeur hygrovariable est une membrane qui a la capacité de faire varier son coefficient Sd sous certaines conditions, de très faible (environ 0,25 m) à relativement élevé (50 m ou plus).
Ces membranes ont un fonctionnement sans chimie ni énergie qui leur permet de réagir différemment en été et en hiver :
En hiver, le pare vapeur a pour but de freiner le passage de la vapeur d’eau de l’intérieur (chaud) vers l’extérieur (froid). Mais en été, le schéma s’inverse : le climat extérieur devient plus chaud que l’air intérieur.
La vapeur cherchera donc à se diffuser vers l’intérieur, et butera contre le pare vapeur, créant un phénomène de condensation d’été. En été, le frein vapeur hygrovariable baisse sa valeur Sd pour laisser cette vapeur se diffuser et éviter la condensation.
Dans le cas de l’isolation par l’extérieur (ITE), la mise en œuvre du frein vapeur n’est souvent pas nécessaire.
La maçonnerie d’origine est par défaut l’élément le plus fermé à la diffusion de la vapeur d’eau de la paroi. Lorsque l’on double par l’extérieur un mur avec de la laine de bois ou de la fibre de bois, l’isolant est bien plus perméable que la maçonnerie d’origine.
L’enduit de finition sera également très perméable à la vapeur d’eau, d’où son appellation HPV : Hautement Perméable à la Vapeur d’eau.

La maçonnerie bloque donc davantage la vapeur d’eau du côté chauffé de l’isolant et respecte bien la stratégie évoquée dans cet article :
intérieur → maçonnerie → isolant → enduit HPV
À retenir : en isolation par l’extérieur, la paroi est naturellement équilibrée. La maçonnerie, plus étanche à la vapeur, joue le rôle de frein, tandis que les couches extérieures (isolant et enduit HPV) favorisent l’évacuation de l’humidité.
L’étanchéité à l’air d’un bâtiment est un élément fondamental de la performance énergétique et thermique de celui-ci.
La vapeur d’eau étant contenue dans l’air, si une paroi est étanche à la vapeur d’eau, elle est nécessairement étanche à l’air. Une membrane bien posée remplira donc également la fonction d’étanchéité à l’air.
Mais l’inverse n’est pas vrai : une plaque de plâtre est étanche à l’air, sans être obligatoirement étanche à la vapeur.
Une pose continue et soignée d’un pare vapeur garantit donc :
Contrairement à une idée reçue très courante, les isolants naturels ont besoin d’un pare vapeur.
Les isolants biosourcés ont de grandes capacités hygroscopiques et capillaires, ce qui leur donne un avantage indéniable concernant la régulation de l’humidité. Cependant, ils restent sensibles à l’eau liquide.
Les matériaux naturels sont putrescibles et altérables : en cas d’humidité forte, ils risquent de moisir et de dégrader la paroi ainsi que la qualité de l’air intérieur.
Leur mise en œuvre impose donc le respect strict des Avis Techniques, dont la pose d’un pare vapeur. Cela garantit la sécurité hygrothermique de la paroi et la durabilité de l’ouvrage.
Un pare vapeur se pose dans la majorité des cas du côté volume chauffé de l’isolant. Cependant, dans certains cas, il peut être préférable d’avoir une partie de l’isolation entre le pare vapeur et la finition intérieure : dans le cas de l’ossature bois, par exemple, quand le pare vapeur est sur la structure porteuse principale et qu’un complément d’isolation croisée est refait par l’intérieur.
Il est autorisé de poser le frein vapeur non pas exclusivement du côté volume chauffé de l'isolant, mais un peu à l'intérieur de celui-ci.
La règle à respecter est celle des ⅓ - ⅔ :
Cette règle empirique garantit la sécurité hygrothermique de la paroi.

Conseil de pro : En climat montagne, appliquez un ratio de ¼ - ¾. En cas de doute, contactez votre conseiller Kenzai pour être mis en lien gratuitement avec le bureau d’étude Pro Clima.
Article rédigé en collaboration avec : Julien Vye, Conseiller technique expert, formateur et AMO
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