Steico - Isolation Écologique
Steico zell isolant vrac fibre de bois (sac 15 kg)
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Résumé : L'insufflation est une méthode d'isolation thermique avec un isolant en vrac très intéressante pour

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L’isolation par insufflation reste méconnue du grand public, souvent éclipsée par les solutions plus visibles que sont les panneaux ou les rouleaux. Pourtant, cette technique, utilisée depuis des décennies dans la rénovation, a des atouts déterminants.
D'abord, elle répond à certaines limites des méthodes classiques : elle isole sans démontage, sans perte de surface et avec une efficacité remarquable sur le plan thermique comme acoustique.
Ensuite, elle est en fait très économique dans certains cas.
Mais alors, comment l’isolant est-il insufflé ? Quelle différence avec le soufflage ? Et surtout, dans quels cas cette solution surpasse les isolants en panneaux ? Cet article répond à ces questions pour montrer pourquoi l’insufflation mérite enfin la place qu’elle devrait occuper parmi les techniques d’isolation modernes.
L’insufflation consiste à injecter un isolant en vrac — ouate de cellulose, laine de roche, fibre de bois, ou encore liège granulé — à l’intérieur d’une paroi fermée.
À l’aide d’une machine pneumatique, l’isolant est propulsé sous pression dans les cavités d’un mur, d’un plancher ou d’un rampant de toiture. Le matériau se répartit alors de manière homogène, sans vide d’air, assurant une isolation continue et performante.
Cette technique s’emploie surtout en rénovation, lorsque les parois ne peuvent pas être ouvertes. Elle permet d’atteindre des zones inaccessibles, sans modifier la structure existante ni réduire la surface habitable.
La densité de mise en œuvre est calculée pour éviter tout tassement, garantissant la stabilité du remplissage et la pérennité des performances thermiques.
Oui, mais cette opération nécessite un vrai savoir-faire. La réussite repose sur le bon calibrage du débit d’air et du taux de remplissage, deux paramètres qu’un particulier maîtrise rarement.
Une densité insuffisante provoque des zones creuses et des ponts thermiques ; une densité excessive peut déformer ou fissurer la cloison.
L’intervention d’un professionnel qualifié — idéalement certifié RGE — garantit une mise en œuvre conforme aux prescriptions des fabricants (densité, pare-vapeur, contrôle d’humidité) et ouvre droit aux aides à la rénovation énergétique.
Ces deux techniques utilisent des isolants en vrac, mais leur application diffère :
Le soufflage est rapide et peu coûteux, mais il ne s’applique que pour l'isolation des combles perdus, soit une surface horizontale qui ne pourra pas être aménagée.
L’insufflation, plus technique, assure une densité plus élevée et une continuité parfaite de l’isolation dans les parois verticales ou inclinées.
L'insufflation permet d'atteindre les espaces vides à l'intérieur des murs, communs avec les murs en brique.
C'est aussi utile pour isoler sans enlever le parement. Il est fréquent dans les vieilles maisons que les plaques de plâtre aient été posées sans isolant derrière. L'insufflation permet de résoudre ce problème sans tout enlever.
L'insufflation est donc une isolation particulièrement adaptée à la rénovation, qui répond à des challenges impossibles à résoudre autrement.
Lorsque nous avons fait notre comparatif du prix des principaux isolants, nous avons réalisé quelque chose d'assez fou : les isolants en vrac en insufflation sont beaucoup moins chers que leurs équivalents en panneaux ou en rouleaux.
Ils sont même moins chers que les rouleaux de laine de verre ! 15.6€/m² avec une résistance de 7 en rampants de toiture pour la fibre de bois en insufflation et 18.8€/m² pour la ouate de cellulose contre 33.5€/m² pour la laine de bois, 39€/m² pour la laine de roche et 40€ pour la laine de verre.
Mieux, les isolants en vrac biosourcés sont plus intéressants que leurs équivalents "traditionnels" !
Notez qu'il faut compter une membrane d'étanchéité (pare-vapeur ou frein-vapeur) renforcée, un peu plus chère, mais cela ne représente pas un surcoût significatif (<1€/m²).
Au final, l'isolation par insufflation est donc la solution la plus économique pour isoler les rampants de toiture, les planchers entre solives et les murs intérieurs … mais avec deux exceptions.
La configuration de la zone à isoler peut néanmoins augmenter considérablement le prix.
Par exemple, installer des panneaux d'OSB pour faire le fond rajoute immédiatement plus de 6€/m². S'il faut en plus rajouter une ossature pour délimiter les caissons, on peut dépasser les 10-15€/m², sans compter le travail correspondant.
L'insufflation est donc idéale si l'ossature est déjà là.
Vous aurez également besoin d'une cardeuse pour décompacter l'isolant et le propulser dans le caisson. Pour le soufflage, une machine ordinaire, comme celle que nous proposons en location, est suffisant. Néanmoins, il faut une machine beaucoup plus puissante pour l'insufflation.
Il faut aussi choisir la bonne machine. Je vous ai mis le tableau pour le Steico Zell (fibre de bois) en bas d'article.
Il faut également évoquer la complexité de la pose.
En effet, ce n'est pas aussi simple que découper des panneaux, il faut veiller à l'homogénéité du remplissage. Si vous en mettez trop, vous chassez l'air et gâchez de l'isolant. Si vous n'en mettez pas assez, vous vous exposez à la présence de ponts thermiques et au risque de tassement.
Il y a essentiellement 3 options pour l'insufflation, toutes biosourcées : la ouate de cellulose, la fibre de bois et le liège expansé. Je n'évoque pas la laine de roche, qui est très chère et n'a pas l'utilité spécifique du liège pour les espaces restreints.
La ouate de cellulose est l'isolant en vrac le plus populaire. En effet, pour l'isolation des combles, son prix (11.5€/m²) est imbattable, écrasant la laine de verre en vrac (14€/m²) et la laine de roche en vrac (16,3€/m²).
En insufflation, la Cellaouate est certifiée. Elle demande toutefois une densité supérieure (55kg/m3, contre 20-25kg en soufflage), ce qui lui donne un meilleure déphasage thermique, mais un prix un peu plus élevé qu'une autre option …
La fibre de bois en vrac est moins connue, notamment parce qu'elle est 50% plus chère en soufflage, l'application la plus commune des isolants en vrac.
En insufflation pourtant, c'est l'inverse ! Elle demande une densité bien moindre que la ouate de cellulose (35kg/m3 contre 55kg/m3), ce qui la rend encore plus avantageuse (prix 17% inférieur). Néanmoins, les machines adaptées sont aussi plus rares.
Il est aussi possible d'injecter des billes de polystyrène enrobées de graphite.
Prenons la Billegraphite premium. Avec une conductivité de 0.0315, on atteint une résistance thermique de 4 avec 126mm d'isolant. Cela représente un prix de 28,43€/m². C'est plus que les solutions sus-mentionnées, mais l'application est plus simple et il faut moins de matériel.
Le liège expansé en vrac est très pratique pour l'insufflation d'espaces étroits, comme des cloisons déjà existantes. En effet, composé de petits granulés (entre 3 et 10mm d'épaisseur), il y a peu de risque de bourrage. L'isolant se répartit bien et de manière homogène dans toute la paroi.
C'est une solution plus chère (48.85€ pour un R de 4, ce qui est 5.5 fois plus cher que la fibre de bois), mais qui est plus adaptée pour ce cas de figure des espaces étroits et qui est beaucoup plus résistante à l'humidité. Son prix est similaire à celui de la laine de roche (45.67€/m²).
Steico - Isolation Écologique
Steico zell isolant vrac fibre de bois (sac 15 kg)
Cellaouate - Isolation Biosourcée
Ouate de cellulose Isolation performante en vrac – Cellaouate (sac 10 kg)
BatiVernetEco - Isolants Ecologiques
BILLEGRAPHITE® PREMIUM 2 à 5 mm pour injection - Sac 300L
L'insufflation d'un isolant en vrac est plus rapide que la pose de panneaux isolants, mais c'est aussi une opération plus technique.
C'est la particularité de l'insufflation : il faut réaliser un coffrage qui va accueillir l'isolant. Il est composé de 3 parties :
En pratique, si vous avez besoin de réaliser le fond et les bords du caisson juste pour l'insufflation, c'est moins rentable.
Le fond de chaque caisson est en principe le bâti, mais il faut parfois en recréer un.
C'est par exemple le cas si vous installez votre insufflation sous rampants et qu'il n'y a pas de voligeage continu. Vous pouvez le faire avec un panneau de fibre de bois rigide pare-pluie, un panneau de bois reconstitué type OSB ou encore avec une simple membrane pare-pluie.
Pour les bords du caisson, on va en général faire une ossature déportée en bois qui est ensuite cloisonnée à l'aide de panneaux d'OSB cloués aux montants.
La membrane d'étanchéité est un modèle renforcé avec une armature pour résister à la pression de l'isolant, comme l'Intello X. Elle se pose comme une membrane classique, avec des agrafes. Nous avons déjà fait un tuto sur comment poser un frein vapeur ou un pare-vapeur.
Enfin, un contre-lattage avec des tasseaux fins (22x30 mm par exemple) dans le sens perpendiculaire aux chevrons est ajouté.
Une fois que vous avez votre membrane d'étanchéité fixe, vous allez marquer les trous que vous aurez besoin de faire pour insérer le tuyau. En général on en fait 2, un au milieu et un en haut. Vous les ouvrez et les fermez (avec un adhésif étanche type Tescon Vana) au fur et à mesure.
Il faut être deux : un opérateur déverse les paquets de ouate compactée dans la cardeuse et de l'autre côté l'applicateur oriente le tuyau et active ou stop le flux d'isolant.
La pompe s'arrête quand l'isolant est à la bonne densité. L'applicateur relève alors un peu le tuyau.
Il est important de vérifier qu'on a le bon réglage de machine. Pour cela, il y a deux méthodes. Après avoir insufflé le premier caisson, vous pouvez calculer le poids de ouate insufflée et comparer au volume du caisson et voir si cela correspond à la masse volumique cible.
Une fois que vous avez tout rempli, il ne reste plus qu'à poser le parement !
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| Marque | Modèle | Soufflage | Insufflation | Rendement | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Avec précardage | Sans précardage | Avec surpresseur | Sans surpresseur | |||
| Isocell | Isoblow Smart | X | 1 | |||
| Isoblow Smart Plus | X | 1 | ||||
| Isoblow Mini Plus | X | 1 | ||||
| Isoblow Solid | X | X | 1 à 2 | |||
| Isoblow Standard 230 7 kW | X | X | 3 | |||
| Isoblow Standard + Plus | X | X | 3 | |||
| Isoblow Profi | X | X | 4 | |||
| Isoblow Profi Plus | X | X | 4 | |||
| X-Floc | Minifant M99 | X | 1 | |||
| Zellofant M95 (3,6 kW) | X | X | 1 à 2 | |||
| Zellofant M95 (4,7 kW) | X | X | 2 | |||
| Zellofant M95 (6,7 kW) | X | X | 2 à 3 | |||
| EM 320 | X | X | 2 | |||
| EM 325 | X | X | 3 | |||
| EM 340 | X | X | 3 | |||
| EM 360 | X | X | 3 | |||
| EM 400 | X | X | 4 | |||
| EM 440 | X | X | 4 | |||
| Krendl | 575 | X | X | 2 | ||
| 2300 | X | X | 4 | |||
| Isolfrance | Iso300 | X | X | 2 | ||
| Twister | X | X | 2 | |||
| Coolmachine | CM1500 | X | X | 2 | ||
| CM1500 HP | X | X | 3 | |||
| CM2400 | X | X | 4 | |||
* Rendement : 1 = usage occasionnel ; 2 = usage quotidien ; 3 = usage quotidien intensif ; 4 = usage industriel.
Remarque : pour la plupart des machines, il est nécessaire de disposer de trois circuits 16 A distincts.