La Chanvrière - Produits Chanvre
KANABAT chènevotte bâtiment - granulats de chanvre labélisés (sac 200 L ~20kg)
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Expert en matériaux de construction écologiques depuis 2007
Les isolants en vrac occupent une place particulière dans le domaine de l’isolation thermique. Polyvalents et performants, ils permettent de répondre à de nombreux cas de figure, en construction neuve comme en rénovation.

Les isolants peuvent être classés selon leur structure : rigides, semi-rigides ou en vrac.
Les isolants rigides sont des matériaux dont les dimensions ne varient pas, ni en épaisseur, ni en longueur, ni en largeur.
Exemples : panneaux de fibre de bois rigide, panneaux de liège.
Les isolants semi-rigides disposent d’une tenue structurelle suffisante pour conserver leurs dimensions dans le temps, tout en pouvant être comprimés.
Exemples : laine de bois, chanvre, coton recyclé.
Les isolants en vrac ne possèdent pas de forme définie. Ils se présentent sous forme de flocons, de fibres ou de granulats.
C’est cette famille d’isolants qui fait l’objet de cet article.

Ils peuvent être issus de ressources vierges comme :
La chènevotte : partie boisée et légère de la tige du chanvre, utilisée comme granulat végétal pour fabriquer des bétons de chanvre, des enduits isolants ou des solutions de remplissage perspirantes en rénovation écologique.
La fibre de bois : issu du défibrage du bois, reconnu pour ses performances thermiques et acoustiques ainsi que pour sa capacité à réguler l’humidité tout en améliorant le confort d’été.
Le liège : issu de l’écorce du chêne-liège, apprécié pour sa résistance à l’humidité, sa durabilité et ses bonnes performances thermiques et acoustiques.
La Chanvrière - Produits Chanvre
KANABAT chènevotte bâtiment - granulats de chanvre labélisés (sac 200 L ~20kg)
Steico - Isolation Écologique
Steico zell isolant vrac fibre de bois (sac 15 kg)
Ou du recyclage post-consommation :
La ouate de cellulose : fabriqué à partir de papier, carton, ou papier glassine recyclé, apprécié pour son bon rapport qualité/prix et sa capacité à réguler l’humidité.
Les fibres textiles et coton : issus du recyclage de vêtements usagés, offrant de bonnes performances thermiques et acoustiques tout en valorisant des déchets textiles dans une logique d’économie circulaire.
Soprema - Étanchéité/Isolation
Univercell® Cristal ouate de cellulose 2.0 : Isolant thermo-acoustique soufflage et insufflation (sac 12,5 kg)
Semin : spécialiste des enduits et de l'isolation écologiques
STYLE - Isolant en vrac en fibre de coton à souffler by SEMIN, ACERMI 0.044 (12,5Kg)
Métisse - Isolant biosourcé
Isolant en textile recyclé à souffler Métisse - pour comble perdu et plancher (sac 10 kg)
Ces isolants se distinguent par leur comportement hygroscopique et capillaire, c’est-à-dire leur capacité de diffusion de la vapeur d’eau (à l’exception du liège), ainsi que par leur compatibilité avec les parois perspirantes, notamment en rénovation.
La perlite : une roche volcanique expansée à haute température, utilisée comme isolant minéral léger et incombustible, particulièrement adaptée aux applications en vrac, en mortiers ou en remplissage.
Le verre cellulaire : issu du recyclage du verre, composé de cellules fermées étanches à l’eau et à la vapeur, offrant une excellente résistance à la compression et à l’humidité, idéal en soubassement ou sous dalle.
Les billes d’argile expansée : granulats légers obtenus par cuisson d’argile à haute température, utilisés en remplissage ou en chapes légères pour leurs propriétés drainantes, isolantes et résistantes à l’humidité.
MISAPOR - Granulat de Verre Cellulaire
Misapor - Standard Plus 10/50 - Granulat de verre cellulaire (Bigbag de 2 M³)
Ces isolants présentent une excellente stabilité dans le temps et sont insensibles à l’humidité, aux moisissures et aux rongeurs. Leur comportement face au feu et leur imputrescibilité en font des solutions adaptées aux zones fortement sollicitées.
Issu de la transformation du polystyrène recyclé, cet isolant possède un domaine d’emploi spécifique : l’insufflation dans des contre-cloisons existantes lorsque les conditions de mise en œuvre ne sont pas totalement maîtrisées.
Les billes de graphite sont imputrescibles et présentent un lambda faible, ce qui permet d’atteindre une résistance thermique élevée dans des épaisseurs réduites.
Il existe cinq grandes techniques de mise en œuvre des isolants en vrac : le déversement manuel, le soufflage, l’insufflation, la projection humide, et l’utilisation en mélange pour des enduits isolants.
Le déversement manuel consiste à répartir directement l’isolant sur une surface plane et continue (combles, planchers, sols), simplement à la main.
Cette technique est couramment utilisée avec :
Dans ce cas, la masse volumique propre du produit ainsi que la gravité garantissent la stabilité de l’isolant.
Le soufflage est particulièrement adapté à l’isolation des combles perdus à plat. L’isolant (principalement ouate de cellulose, fibre de bois ou coton) est introduit dans une machine qui carde les fibres avant de les projeter via un tuyau.
Cette technique :
Contrairement aux idées reçues, l’isolation d’un comble perdu avec une résistance thermique élevée peut présenter un coût comparable entre ouate de cellulose et isolants minéraux.
Conseil de pro : Découvrez la cardeuse ouate de cellulose disponible à la location et facilitez la mise en œuvre sur votre chantier et un soufflage homogène.
L’insufflation nécessite la création préalable de caissons fermés sur leurs quatre faces. Ces caissons peuvent être réalisés dans les murs, planchers ou rampants.
Une fois le caisson fermé, un trou est percé en partie haute, puis l’isolant (ouate de cellulose ou fibre de bois) est insufflé sous pression à l’aide d’une machine adaptée.

Les avantages de cette technique :
La masse volumique visée est généralement autour de 60 kg/m³, garantissant stabilité et performance thermique.
Conseil de pro : Dans le cas de très longs caissons comme en rampants, réalisez plusieurs trous répartis sur la longueur afin de faciliter l’insufflation et garantir une densité homogène.
Cette technique est idéale en construction à ossature bois, où des caissons sont déjà présents dans les murs, planchers et toitures.
Certains isolants en vrac peuvent être mélangés à un liant pour réaliser des enduits isolants, aussi appelés enduits de correction thermique (ECT).
Les plus couramment utilisés sont :
Ces solutions sont particulièrement adaptées au bâti ancien car elles conservent :
Bien que faiblement isolants comparativement à d’autres techniques, ces enduits permettent :
Il n’existe pas un « meilleur isolant en vrac » universel, mais une solution adaptée à chaque configuration. Le choix dépend principalement :
En combles perdus, la ouate de cellulose soufflée reste une solution performante et économique. En ossature bois, l’insufflation garantit une isolation homogène et durable. Dans le bâti ancien, les enduits chaux-chanvre apportent une correction thermique compatible avec les murs perspirants.
Les isolants en vrac offrent ainsi une grande polyvalence d’usage, une mise en œuvre adaptée aux chantiers complexes et un excellent compromis entre performance thermique, confort d’été et gestion de l’humidité.
Le point clé reste toujours la qualité de la mise en œuvre et le respect des densités recommandées.
Il n’existe pas de meilleur isolant universel. La ouate de cellulose est très performante en combles perdus. La fibre de bois offre un bon confort d’été. Les isolants minéraux assurent une grande stabilité face à l’humidité.
Le soufflage s’effectue en surface ouverte, principalement en combles perdus. L’insufflation est réalisée sous pression dans des caissons fermés (murs, planchers, rampants) afin d’obtenir une densité maîtrisée.
En soufflage, un léger tassement peut être anticipé par un surdosage. En insufflation, lorsqu’elle est réalisée à environ 60 kg/m³, l’absence de tassement est assurée dans le temps.
Pour atteindre une résistance thermique performante en combles perdus (R ≥ 7 m².K/W), l’épaisseur se situe généralement entre 30 et 40 cm selon la conductivité thermique du produit.
Les isolants en vrac ne constituent pas une source alimentaire. Une mise en œuvre soignée et l’étanchéité du bâti restent les éléments déterminants pour éviter toute intrusion.
Article rédigé en collaboration avec : Julien Vye, Conseiller technique expert, formateur et AMO