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L’ONF et la transition de la forêt française face au changement climatique

Près de 80% de la biodiversité terrestre se niche dans les forêts, c’est pourquoi Kenzaï plébiscite depuis ses débuts la construction bas carbone et les maisons à ossature bois (MOB).

Qui assure le maintien de ce fragile équilibre ? C’est l’ONF (l’Office national des forêts), au sein duquel environ 8000 professionnels œuvrent pour que les milieux forestiers restent des refuges pour la biodiversité.

Sur les 17.1 millions d’hectares de forêt, l’ONF en gère (Métropole et Outre-mer) près de 11 millions, des forêts publiques appartenant à l’Etat et aux collectivités territoriales.

Logo office national des forêts

Le changement climatique en marche

Alors que la superficie forestière a été en augmentation continue depuis la deuxième moitié du XIX siècle, dans des régions telles que le Sud-Est où l’agriculture et le pastoralisme ont laissé place à plus d’espace pour la forêt[1], le changement climatique se fait sentir toujours plus fortement.

Avec le manque d’eau, qui viendra à s’accentuer, les sécheresses, les feux de forêts, les parasites, etc., les forêts françaises pâtissent du changement climatique. Toutes les essences de bois sont concernées, le hêtre, emblématique de la forêt française, souffre particulièrement du manque d’eau.

Un fait attesté par de nombreux observateurs dont l’ONF.

Ainsi, depuis 2018, ce sont plus de 300 000 hectares de forêts publiques qui ont subi un taux de mortalité sans précédent, cela représente 30 fois la superficie de Paris !

En étroite collaboration avec l’Etat, l’ONF travaille à la sauvegarde des milieux forestiers afin qu’ils s’adaptent au mieux au changement climatique.

Quelle en est la raison ? La forêt, les arbres et tout le végétal inhérent, joue donc un rôle central dans l’équilibre des écosystèmes et le ralentissement du réchauffement climatique.

Canopée forêt

L’ONF et ses missions

L’Office national des forêts est l’organe public de la gestion des forêts. Il participe à une mission d’intérêt général en gérant l’organisation territoriale des forêts et valorisant la ressource bois. Ce sont 25% de la forêt française qui sont gérés par l’ONF.

L’ADN de la démarche ? La préservation de la forêt qui de par la diversité de ses essences et la longévité de son existence est plus apte à résister aux intempéries.  

A contrario des plantations d’arbres jeunes composées pour beaucoup de douglas, une essence largement utilisée dans la filière bois.

La forêt comme un véritable sanctuaire de la biodiversité !

champignon sur herbe préservation biodiversité

L’importance de l’ONF

Le leitmotiv de l’ONF : une gestion durable des forêts publiques où performance et excellence s’entrecroisent. Ainsi les principales missions de l’organe étatique sont de :

  • Produire du bois (bois d’œuvre, bois d’industrie, bois-énergie), une alternative aux énergies fossiles
  • Préserver l’environnement : la forêt comme réservoir de biodiversité, un « poumon vert » à sauvegarder
  • Prévenir les risques naturels
  • Vulgariser l’information aux particuliers

Le bois est également présent dans le textile, les teintures, les arômes alimentaires ou bien encore la pharmacologie.

D’où l’importance que l’exploitation de ce matériau écologique soit encadrée par l’Etat, de manière à éviter toute dérive et pouvoir déployer les actions nécessaires pour lutter contre les conséquences directes du changement climatique : dépérissement de peuplements forestiers, prolifération des parasites et insectes ravageurs…

…ce même dérèglement climatique occasionnant feux de forêts cataclysmiques et sécheresses ; cela touche toutes les essences de bois, des résineux aux feuillus.

Saviez-vous que dans la forêt de Tronçais, une grande réserve de forêt de chênes millénaires dans l’Allier, 15 à 20% des arbres meurent avant d’avoir atteint leur maturité, et ce expressément à cause du changement climatique ?

rondin bois coupé pour bois d'exploitation

L’impact de l’ONF dans la production de bois

35% du bois d’œuvre mis sur le marché français est commercialisé par l’ONF, on y retrouve du chêne,  du hêtre et du sapin épicéa principalement.

L’impact économique est local et participe à la défense d’emplois ruraux qui ne sont pas délocalisables, tout en assurant une gestion naturelle de la forêt.

L’ONF et la sauvegarde de la biodiversité

« 400 000 données de référence portant sur plus de 6000 espèces. » Office National des Forêts

Ce sont quelques 220 forestiers naturalistes au sein de l’ONF qui étudient, inventorient et assurent le suivi écologique des écosystèmes existants.

Main dans la main avec des associations, organismes, acteurs de la conservation de la nature et scientifiques, ces recherches sont primordiales pour la mise en place de plans d’actions sur des espèces menacées notamment.

De cette manière, les forestiers sont en mesure de prendre les bonnes décisions pour adapter la sylviculture (développement, gestion et mise en valeur d’une forêt).

L’avenir c’est la diversité, diversité des essences et des peuplements forestiers, il s’agit là du principe de la forêt mosaïque, diversité dans les modes de gestion également en adaptant le renouvellement de cet écosystème.

 allée bordée par arbres type chêne

La monoculture n’a jamais été une bonne chose ni dans l’agriculture ni dans la forêt. Adapter la sylviculture et diversifier les essences sont les idées maîtresses pour la bonne santé de la forêt française. Une diversité qui garantira le maintien d’une biodiversité vivace et forte !

Croisons les doigts pour que l’ONF réussisse à adapter nos poumons verts au changement climatique !

Source : https://www.onf.fr



[1] Source : inventaire forestier par l’IGN https://inventaire-forestier.ign.fr/spip.php?rubrique11).